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Démarche artistique

« La sculpture est comme l’art dramatique, à la fois le plus difficile et le plus facile de tous les arts. Copiez un modèle, et l’oeuvre est accomplie ; mais y imprimer une âme, faire un type en représentant un homme ou une femme, c’est le péché de Prométhée. »

Honoré de Balzac

Tendre vers cet adage, matérialiser ce lien entre les écrits, la cinématographie, les compositions musicales... et les hommes. Symboliser ce ressenti qui fait l’authenticité de chaque être. Y travailler chaque jour un peu plus pour laisser entrevoir les traces d’une hyper sensibilité et d’une capacité d’appropriation, d’absorption d’un environnement composite très riche.

Il faut probablement l’émerveillement d’un regard qui ne renie pas son enfance pour restituer avec fraîcheur et douceur une harmonie de formes, une ampleur de mouvements.

« Cette artiste se cache au bout d’une toute petite route qui serpente entre prés et bois : c’est dans un vieux corps de ferme, en haut d’un escalier approximatif, que toute une population burlesque, longiligne et froissée mène la sarabande une fois la nuit tombée sur la campagne aveyronnaise.

Les oeuvres de toutes tailles sont composées de fils de fer, de textiles et de papiers rigidifiés par une résine naturelle. Elles se dressent dans des postures bancales ou aériennes. Immobiles, silencieuses, mais cocasses ou attendrissantes, elles proposent à leur manière le début d’un conte dont la suite reste à imaginer.

Nathalie Andrieu est née en 1976. C’est le succès inattendu de ses sculptures sur un marché d’art de Rodez qui va décider de sa voie, sans pour autant l’éloigner totalement de l’architecture et de la psychologie qu’elle affectionne et dont on retrouve les repères indispensables dans ses créations. Parmi les influences qui ont bâti sa personnalité artistique, Nathalie cite les illustrateurs du 19ème siècle

Mucha et Daumier, des dessinateurs historiques tel Rockwell ou contemporains comme Loisel, Chomet ou Tardi, ou les cinéastes Jacques Tati, Tim Burton, Miyazaki. Après avoir fourni pendant 9 ans des pièces pour des troupes du Festival d’Avignon, elle a exposé dans de nombreux salons et participé à des appels à projets et concours tant en France qu’à l’étranger ; la palme d’or Artoulouse lui a été décernée en 2012. En prolongement de son art, elle se consacre aussi à des animations culturelles. Tandis que ses oeuvres mènent leur propre vie, certaines fréquentant le célèbre restaurant de Michel BRAS à Laguiole, d’autres, monumentales, se sont affichés dans les jardins du Palais Episcopal de Rodez. »

Jean Luc Mazerat (Galerie Maznel 80230 St Valery sur Somme)

  Lorsque je crée, ce que je préfère à la fin c’est l’ombre de mes personnages projetée sur le mur lorsqu’on éclaire la sculpture. Ça en dit long, c’est ce petit rien qui fait tout. Je fais tout ça pour ça, voir une ombre changeante selon la lumière, les jours, une ombre qui vacille, qui danse, qui est floue certains jours et très nette les jours suivants. Voilà ce qu’apporte l’art, une petite brise de rien du tout, un brin de poésie pour tracer son chemin.